Des Vélo'V qui ne devraient plus crever

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« Cette nouvelle roue nous coûte horriblement cher, mais elle est solide. » Hier, à l'occasion du premier anniversaire de Vélo'V, le système de cycles en libre-service et gratuits mis en place à Lyon par l'afficheur Decaux, le fondateur du groupe, Jean-Claude Decaux, a présenté un nouveau prototype plus robuste du célèbre vélo rouge et gris. Le panier a été renforcé, la selle épaissie et les pneus rendus « increvables ».

Utilisés par 50 000 abonnés qui ont parcouru 7 millions de km, les 2 000 vélos disponibles ont la vie dure, entre roues voilées et vandalisme. Près de 10 % du parc est immobilisé chaque jour dans les ateliers de maintenance. Ce qui entraîne des surcoûts pour JCDecaux, qui assume seul la charge du système dans le cadre du marché publicitaire des panneaux urbains passé avec le Grand Lyon.

« L'achat et l'entretien d'un vélo coûte 3 000 e. Le double de ce qui était prévu, concède Jean-Claude Decaux. On ne pensait pas que les gens les utiliseraient autant. Pour cette première expérience, on n'a pas regardé à la dépense. L'important, c'est la fiabilité. » Dans les autres villes, susceptibles d'adopter le principe, le géant de l'affichage envisage donc de faire payer quelques centimes d'euros chaque emprunt de vélo. Mais rien ne devrait changer à Lyon, vitrine cycliste de JCDecaux.

Le fondateur a toutefois suggéré hier à Gérard Collomb de faire payer les locations de nuit, là où les Vélo'V sont le plus dégradés. Le président (PS) du Grand Lyon a poliment refusé, estimant que la gratuité était la clé du succès de « la plus grande invention urbaine de ces dernières années ».

Frédéric Crouzet

Les panneaux Decaux seront prochainement équipés d'un écran « Cyclo dispo », indiquant en temps réel le nombre de Vélo'V disponibles et les emplacements libres dans les stations voisines.