Nuits Sonores obtient le toit de la sucrière

Jérôme Pagalou

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Ce lieu servait d'espace de restauration durant la Biennale.
Ce lieu servait d'espace de restauration durant la Biennale. — C. Villemain / 20 Minutes

Il surplombe la Confluence et fascine tous ceux qui ont déjà pu y boire un verre, depuis son ouverture en septembre dernier. Ce toit de la Sucrière (500 m2 à l'intérieur et 400 m2 de terrasse), symbole de l'éclosion du quartier situé derrière Perrache (2e), a suscité de nombreuses convoitises depuis six mois. Si son propriétaire GL Events refuse de le confirmer, c'est, selon nos informations, l'équipe de Nuits Sonores qui va hériter de cet endroit unique à Lyon, en tant que locataire. En novembre dernier, le directeur d'Arty Farty, Vincent Carry, confirmait cette candidature de reprise : « Nous n'avons pas pu programmer certains grands artistes à Lyon car nous n'avons jamais eu de lieu à nous. » Après avoir participé pendant près de deux ans au projet de la Sucrière, Vincent Carry va donc bien pouvoir investir son toit et en faire « un lieu culturel pluridisciplinaire accueillant des expos et tourné vers les arts numériques ».

« GL Events m'a baladé »
Fondé en 1999 et comptant désormais onze permanents, Arty Farty pourra aussi y organiser tous les concerts à dominante électro que l'association programme (100 Échos sonores de 2004 à 2011) à partir de septembre prochain. Car l'objectif initial – en faire « une rampe de lancement » pour le 10e anniversaire de Nuits Sonores (du 16 au 20 mai) – n'est plus d'actualité. D'importants travaux doivent être réalisés afin de pouvoir accueillir sur le toit 700 personnes. Lieu de restauration durant toute la Biennale d'art contemporain (du 15 septembre au 31 décembre 2011), celui-ci s'est dans le même temps créé une belle notoriété en étant le théâtre de sept soirées de l'éphémère Sucre. Le groupe d'événementiel, qui devait communiquer sa décision en décembre, a donc laissé de côté quatre dossiers, dont celui de l'ancien gérant du Baroc (bar lounge du 6e) Benjamin Lavorel. Ce dernier n'a pas compris le dénouement : « J'ai perdu mon temps en faisant travailler durant sept mois mon équipe sur un projet de bar-restaurant. S'ils voulaient une ambiance électro, je n'aurais même pas postulé. GL Events m'a baladé, me faisant croire que je devais absolument ouvrir mon établissement en mars… »