Des supers ter prévus en 2014

Elisa Frisullo

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La région a investi 375 millions d'euros dans l'achat de ces nouvelles rames.
La région a investi 375 millions d'euros dans l'achat de ces nouvelles rames. — c. villemain / 20 minutes

Des trains de plus grande capacité pour désengorger les lignes TER saturées. La direction régionale de la SNCF a indiqué hier que 40 rames « gros-porteurs » seraient mises progressivement en circulation en 2014 sur les axes Lyon-Grenoble et Lyon-Saint-Etienne, les plus fréquentés chaque jour en Rhône-Alpes avec plus de 18 000 voyageurs quotidiens. Commandés par le conseil régional pour un montant de 375 millions d'euros, ces trains à deux niveaux, dont la mise en service s'échelonnera jusqu'en 2015, offriront entre 150 et 200 places de plus qu'aujourd'hui. « Ils permettront de transporter un tiers de passagers supplémentaires », a précisé hier la directrice régionale de la SNCF Josiane Beaud.

Davantage de liaisons en car?
Mais les nouveaux matériels ne suffiront pas à désengorger ces deux lignes, saturées en heure de pointe, tout comme le nœud lyonnais, emprunté aujourd'hui par 815 trains contre 650 l'an passé. « Nous avons essayé de faire face à la demande de transport toujours plus forte. Mais nous n'avons plus de réserves de matériels, plus de nouveaux sillons, explique Josiane Beaud. Avec des trains se succédant toutes les 4 minutes, au moindre pépin, c'est tout le plan de transport qu'il faut casser. La seule solution est d'augmenter les capacités de transport ». Pour y parvenir à court terme, la directrice plaide pour « la complémentarité » et notamment le développement des voyages en cars « pas plus polluants qu'un train ». Des autocars pourraient être mis en place sur des trajets très ciblés, comme les liaisons déjà proposées le week-end pour relier les fonds de vallée aux campus rhônalpins. Les cars pourraient aussi remplacer les trains peu fréquentés en journée (70 des 1 300 trains quotidiens de la région circulent avec moins de dix passagers à bord) ou venir s'ajouter aux rames surchargées. « A Givors, où les trains sont souvent bondés selon les usagers, la question de l'autocar va se poser », ajoute la SNCF.

L'audit sur les lignes malades dévoilé vendredi

Le directeur général de la SNCF Guillaume Pépy sera à Lyon vendredi pour présenter au comité des partenaires (syndicats, associations, élus) le résultat des audits réalisés en 2011 sur les trois lignes « malades » de la région, les plus touchées par les retards ou annulations de trains à répétition. A savoir Lyon-Grenoble, Lyon-Ambérieu et Lyon-Dijon.