Le prix des logements explose à Lyon

Jérôme Pagalou

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5 700 nouveaux logements sont apparus l'année passée dans l'aire urbaine de Lyon.
5 700 nouveaux logements sont apparus l'année passée dans l'aire urbaine de Lyon. — C. VILLEMAIN / 20 minutes

L'immobilier ne semble pas connaître de crise dans l'agglomération lyonnaise. Le bilan délivré par l'Observatoire du CECIM révèle plusieurs tendances fortes sur le marché des logements neufs au terme d'une année 2011 marquée par un nouveau record du prix moyen du m2 à Lyon.

Une faible baisse des réservations. Avec 5 971 logements réservés en 2011, l'aire urbaine de Lyon a subi un modeste recul de 11 % par rapport à 2010, loin des 40 % du début d'année. L'utilisateur moyen y a dépensé 246 129 € (+ 5 %) pour un T3 de 68 m2.
Un prix moyen au m2 « vertigineux » à Lyon. Si le m2 n'a vu son coût augmenter « que » de 6 % en 2011 dans l'agglomération (3 749 €), il a connu « une progression vertigineuse » de 13 % dans le centre-ville lyonnais, soit la plus importante hausse parmi les grandes villes françaises. Avec un coût de 4 557 € le m2, Lyon dépasse notamment Marseille et Aix-en- Provence pour se hisser sur le podium, derrière Nice et l'Île de France.

Les 3e et 8e ont le vent en poupe. En 2011, la répartition géographique des mises en vente à Lyon a révélé la continuité du 8e arrondissement (26 % après 29 % l'année précédente) et surtout le redécollage du 3e (26 % après 14 % en 2010). Le 7e, arrondissement voisin enregistre la chute la plus significative (de 37 % à 19 %).

Villeurbanne voit sa valeur grimper. « Personne n'aurait pu prédire, il y a cinq ans, que le prix moyen du m2 à Villeurbanne (3 813 €) dépasserait celui de Caluire (3 775 €), constate Frédéric Marchal, président de la fédération des promoteurs immobiliers de la région lyonnaise. Grâce notamment aux transports, c'est devenu le 10e arrondissement de Lyon. » Avec une trajectoire totalement opposée, le tandem Givors-Grigny, présente de très loin le plus faible prix moyen du m2 avec 2 429 € (contre 3 200 € en 2009), soit quasiment la moitié de ce que coûte désormais une installation dans le cœur d'agglomération de Lyon.