« Je ne comprendrais pas que ce mouvement perdure »

élisa Frisullo

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Jean-Pierre Farandou (au centre), directeur général des TER, hier.
Jean-Pierre Farandou (au centre), directeur général des TER, hier. — c. villemain / 20 minutes

Après 75 jours de grève, les TER vont-ils reprendre un trafic normal dans la Loire et entre Lyon et Saint-Etienne? «La balle est dans le camp de FO et Sud-Rail encore grévistes. Je ne comprendrais pas que le mouvement perdure », a indiqué hier en préfecture du Rhône le directeur général de la branche TER de la SNCF Jean-Pierre Farandou, venu de Paris pour rencontrer ces deux organisations syndicales. Une réunion organisée dans la Loire pour apporter de « nouvelles clarifications aux inquiétudes sociales » des grévistes.

Pas de risque de privatisation
Ces derniers sont mobilisés contre le regroupement, effectif depuis le 1er janvier à Saint-Etienne, des conducteurs, contrôleurs et agents de gare de la Loire. Trente-huit postes doivent être créées dans ce nouvel établissement, dont la mise en place a été validée par trois des quatre syndicats représentatifs (Unsa, CFDT et CGT). Pour rassurer les deux tiers des conducteurs grévistes, inquiets de voir l'établissement privatisé, Jean-Pierre Farandou s'est engagé « par écrit à ne pas le filialiser ». « Je leur ai également donné des garanties sur leur charge de travail, a-t-il ajouté. Maintenant, le temps est venu d'arrêter le conflit. Il faut reprendre un service public normal ». FO et Sud-rail ont indiqué hier qu'ils « attendaient d'avoir les engagements, « par écrit », de la direction pour convoquer une assemblée générale ». « Nous ne devrions pas pouvoir réunir les cheminots avant mercredi », a précisé Sud-Rail. D'ici là, le trafic entre Lyon et Saint-Etienne devrait rester perturbé.

indemnisations

Après la réduction accordée en novembre et décembre aux abonnés les plus impactés par la grève (dans la Loire et sur l'axe Lyon -Saint-Etienne), la SNCF a indiqué hier qu'elle envisageait un nouveau geste pour janvier.