Vénissieux : le camp évacué

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Hier, du bidonville du Puisoz, installé depuis un an sur un terrain privé de Vénissieux, il ne restait, au milieu des amas de déchets, que les baraques de fortune aménagées par les occupants successifs. Alertée de l'arrivée imminente des forces de l'ordre, la quinzaine de familles roumaines qui avait trouvé refuge ici il y a un mois, après l'incendie d'un squat de Villeurbanne, a quitté les lieux précipitamment pour trouver refuge ailleurs : dans un autre campement insalubre aménagé depuis plusieurs mois à Saint-Priest. « Depuis cinq ans, les bidonvilles sont récurrents et il n'y a aucune instance pour trouver une solution à ces familles », a dénoncé hier Nicolas Molle, de l'Association lyonnaise pour l'intégration par le logement (Alpil). « Tant que l'Etat ne se penchera pas sur le problème, ces situations humaines dramatiques se reproduiront », a déploré la mairie PCF de Vénissieux.

Elisa Frisullo