Givors risque l'amputation de son bloc

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L'avenir du service chirurgical de l'hôpital de Givors menacé. Ce bloc opératoire, où sont réalisées chaque année un millier d'opérations fait partie des 113 services qu'un rapport remis au ministre de la santé, Xavier Bertrand, préconise de fermer au titre « de la qualité des soins ». Des recommandations qui ne font que confirmer des mesures déjà envisagées dans le schéma régional d'organisation sanitaire (Sros 3), publié fin mars par l'agence régionale de l'hospitalisation Rhône-Alpes (ARH).

« L'hôpital de Givors se pénalise en continuant ses activités chirurgicales. 80 % des givordins se font soigner à Lyon. Il travaille donc actuellement avec l'hôpital Lyon-sud pour que ce dernier devienne son centre hospitalier de référence », a indiqué hier Jacques Mettai, président de l'ARH. A terme ce projet viserait à transférer les opérations de Givors à Lyon-sud, sans remettre en cause le devenir de l'hôpital. « Givors reprendrait les patients après l'acte chirurgical », confirme Jean-François Aillard de la CFDT-Santé Rhône-Alpes. Un point de vue que ne partage pas la mairie de Givors. Cette dernière, a indiqué qu'elle continuerait à se battre pour sauver le bloc opératoire, sans vouloir s'étendre davantage sur le sujet.

Elisa Frisullo

Si le rapport ne concerne que dix hôpitaux de la région (Givors, Tarare...), treize autres établissements devraient fermer dans le cadre du regroupement des activités prévues par le Sros 3.