le trafic auto dans le viseur

Elisa Frisullo

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La pollution, liée notamment à la circulation, préoccupe 31,5% des sondés.
La pollution, liée notamment à la circulation, préoccupe 31,5% des sondés. — c. villemain / 20 minutes

Un environnement trop pollué et trop bruyant pour les Villeurbannais. C'est en substance ce qui ressort de l'enquête d'opinion réalisée cet été par la direction de la Santé ­publique (DSP) de Villeurbanne auprès de 840 personnes, interrogées sur l'impact de leur environnement sur la santé. Selon les premiers résultats de l'étude, qui doit servir de base au plan local de santé environnementale de 2012, la circulation est à l'origine des principales nuisances citées par les habitants.

Les modes doux plébiscités
Parmi « les facteurs de risques pour la santé » énumérés par les sondés, la pollution atmosphérique arrive en effet en tête (31,5 % ), suivie par le bruit, cité dans 24 % des cas. Selon la mairie, 66 % des Villeurbannais interrogés jugent insatisfaisante la qualité de l'air. Et « 63% perçoivent leur environnement comme trop bruyant et placent la circulation en tête des sources de nuisances ». Pour près d'un quart des sondés, il apparaît donc comme prioritaire d'engager ou poursuivre les actions pour améliorer la qualité de l'air et l'environnement sonore. Comme « le développement des modes de transports doux », plébiscité par 20,8 % des habitants. La mairie, qui pour élaborer son plan local de santé a voulu innover en favorisant la participation citoyenne, a prévu de restituer les résultats détaillés de cette étude le 26 novembre au Palais du travail lors d'une rencontre publique. Les travaux réalisés ces derniers mois par des groupes d'habitants sur l'air, le bruit et la densification urbaine seront également présentés à cette occasion.