Profanation du mémorial arménien

©2006 20 minutes

— 

 
  — no credit

Tout juste construit, déjà profané. Hier, l'association Mémorial lyonnais du génocide arménien (MLGA) a porté plainte contre X pour « profanation », après la découverte d'inscriptions négationnistes taguées lundi sur l'édifice de la place Antonin-Poncet (2e). « Nike les arméniens », « Le génocide n'a jamais existé », « Quel bonheur d'être turc », pouvait-on lire hier, en français et en turc, sur quatre des quarante-deux stèles blanches de l'édifice, souillées au marqueur noir. « Nous sommes persuadés que la manifestation turque du 18 mars [au cours de laquelle des dérives négationnistes avaient été constatées] a engendré ce type d'acte profanateur », a souligné avec indignation le président de MLGA, Jules Mardirossian.

Le maire (PS) de la ville, Gérard Collomb, représenté par son adjoint chargé de la sécurité, Jean-Louis Touraine, a condamné hier « avec une extrême fermeté cet acte négationniste ». « Cela prouve à quel point il était indispensable d'ériger en centre-ville un édifice dévolu à cette belle cause », a rappelé l'adjoint socialiste, précisant que le mémorial serait placé sous surveillance policière jusqu'à son inauguration le 24 avril. Ce jour-là, deux caméras de vidéosurveillance seront installées aux abords du site.

Elisa Frisullo

Hier, MLGA a demandé à Jacques Chirac d'assister aux commémorations pour dénoncer « cette déferlante négationniste de l'Etat turc à Lyon ».