Les horodateurs font des petits

©2006 20 minutes

— 

Gare à l'amende. Hier, un an après la fronde menée à la Croix-Rousse (4e) par des riverains opposés à l'installation de parcmètres sur le plateau, la ville de Lyon a procédé à la dernière phase de l'extension du périmètre de stationnement payant. Après avoir déployé l'an passé, sur six arrondissements lyonnais, près de 7 400 nouvelles places payantes, la municipalité vient d'ajouter 48 horodateurs dans les 5e,7e et 9e arrondissements de Lyon. Soit quelque 1 132 places payantes supplémentaires. Près de la moitié sont réparties uniquement dans le 7e, sur la grande rue de la Guillotière et entre l'avenue Berthelot et la rue Raoul Servant.

Depuis 2004, Lyon est passée de 15 000 stationnements payants à environ 23 500, sur un total de 100 000 places disponibles en voirie. Vivement critiquée l'an passé, cette politique a été mise en place par la mairie et le Grand Lyon pour « résoudre le problème du stationnement sur l'agglomération », où entrent chaque jour 400 000 voitures. Soit quatre fois plus que les places disponibles. A terme, l'extension du périmètre payant doit permettre d'inciter les automobilistes à se garer en périphérie et à rejoindre le centre-ville en transports en commun et aussi de réduire « les voitures ventouses », stationnées pendant plusieurs jours sur une même place. Une mesure qui, pour ne pas pénaliser les résidants, s'est accompagnée, dès l'an passé, d'un tarif résidentiel avantageux, passé de 24 euros à 14 euros par mois.

Elisa Frisullo