regain d'energie pour Aldes

Elisa Frisullo

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Nathalie Kosciusko-Morizet a visité hier matin l'entreprise Aldes, leader de la ventilation.
Nathalie Kosciusko-Morizet a visité hier matin l'entreprise Aldes, leader de la ventilation. — c. villemain / 20 minutes

Aldes surfe sur la vague écolo pour gagner en compétitivité. Hier matin, cette entreprise familiale de Vénissieux, devenue le leader européen de la ventilation, a reçu la visite de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM). La ministre de l'Ecologie et du développement durable était présente dans le Grand Lyon à l'occasion du 4e anniversaire du grenelle de l'environnement. 268 engagements y avaient été pris en faveur de l'écologie, perçue chez Aldes comme une véritable opportunité de développement. Pour répondre aux nouvelles normes thermiques 2012 (basse consommation) fixées par le grenelle, ce groupe de 1400 salariés présent dans 12 pays, a entamé sa mutation industrielle.

Gagner en compétitivité
« Nous sommes passés de la seule ventilation aux techniques complémentaires comprenant le chauffage, le rafraîchissement et l'eau chaude sanitaire », indique Michel Seba, le directeur industriel. L'entreprise, dotée d'un centre de recherche de 15 personnes, a donc mis sur pied des appareils du quotidien à faible consommation d'énergie. Comme ce ventilateur pour particuliers et entreprises nouvelle génération, dont la puissance varie en fonction de la présence détectée dans une pièce. « Il utilise 30 % d'énergie en moins qu'un appareil de la première génération », précise un ingénieur. Dernière création du groupe, le chauffe-eau thermodynamique utilise les calories disponibles dans l'air pour chauffer l'eau. « Cela permet de produire de l'eau chaude plus rapidement en consommant moins », ajoute la société qui compte sur ces innovations pour doubler son chiffre d'affaires (220 millions d'euros en 2010) d'ici à 2016. Un exemple positif pour la ministre venu vanter les bienfaits du grenelle pour la compétitivité des entreprises. « Aldes exporte 20 % de sa production. Il y a encore une marge de progression, car nous avons besoin d'efficacité énergétique en France mais également dans d'autres pays. A condition de développer les bons produits », souligne NKM.