Les lycéens sous surveillance

caroline girardon

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C'est une rumeur qui a déchaîné les lycéens.
C'est une rumeur qui a déchaîné les lycéens. — DURAND FLORENCE/SIPA

Ce matin, les lycéens devront faire profil bas pour aller en cours. Toute la semaine, des policiers seront postés aux abords de plusieurs établissements du Grand Lyon pour éviter que les débordements d'élèves observés vendredi ne se reproduisent.

Une vingtaine d'interpellations
Ce jour-là, tout est parti d'une rumeur annonçant la suppression d'un mois de vacances l'été. Sans vérifier l'information, qui s'est propagée via les réseaux sociaux puis par SMS, des milliers de lycéens sont alors sortis dans la rue pour protester de manière virulente. Dans le Grand Lyon, vingt et un adolescents ont été arrêtés. Dont trois placés en garde à vue à Caluire pour avoir retourné une voiture. A Vaulx-en-Velin, quatre garçons de 11 à 16 ans seront convoqués au tribunal pour avoir brisé les vitres d'un véhicule de police. A Lyon, une jeune fille de 19 ans a également été interpellée pour avoir frappé au visage le proviseur du lycée Jacques-de-Flesselles. « Toute cette semaine, nous allons sécuriser les abords des établissements et les placer sous surveillance », indique la préfecture, soucieuse comme le rectorat de dissuader toute nouvelle envie de rébellion.