« Ces réfugiés peuvent se réinsérer si on leur en donne les moyens»

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Dans le Grand Lyon, la solidarité affichée par le prêtre de Gerland en faveur des Roms n'est pas exceptionnelle. D'autres hommes d'église avant lui ont pris sous leurs ailes des familles sans-papiers pour les accompagner vers l'insertion. C'est notamment le cas à Oullins et à la Croix-Rousse (4e), où des sans-papiers ont à plusieurs reprises été hébergés pour échapper aux expulsions. Et à Vaulx-en-Velin, Régis Charre accueille en ce moment à la cure 32 Roms, Kosovars, Serbes et Congolais. Depuis 2003, il consacre beaucoup de temps et d'énergie à ces populations.« Ces réfugiés peuvent se réinsérer, si on leur en donne les moyens », indique-t-il, persuadé de pouvoir transformer la spirale « ni papiers, ni travail, ni logement » en cercle vertueux. « C'est difficile. Depuis l'arrivée de Sarkozy, les consignes envers les migrants se sont durcies, mais on y arrive », ajoute Régis Charre, qui a vu plusieurs familles prendre le chemin du travail. Des femmes ont été embauchées dans l'entretien, des hommes dans la distribution de papiers.E. F.