Fin de la diète dans les cantines

Elisa Frisullo

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D'ici à 2014, 60 des 124 cantines seront transformées en self, moyennant un investissement de 12 millions d'euros.
D'ici à 2014, 60 des 124 cantines seront transformées en self, moyennant un investissement de 12 millions d'euros. — M. chaulet / ville de Lyon

Finies les listes d'attente pour inscrire son enfant à la cantine. Désormais, 23 000 petits lyonnais peuvent déjeuner chaque jour à l'école. Soit 4 000 repas de plus servis au quotidien par rapport à l'an passé. « J'ai donné comme consigne aux régisseurs des restaurants scolaires d'accueillir tous les élèves qui le souhaitent », a indiqué hier lors de la rentrée, l'adjoint au maire de Lyon Yves Fournel (Gaec), en charge des Affaires scolaires. Après un automne 2010 catastrophique dans les cantines (lire encadré), ce dernier a dû mettre les bouchées doubles pour renforcer, dès hier, les capacités d'accueil des cantines, saturées depuis des années. Faute de place, plus de 300 élèves s'étaient vus refuser, en 2010, l'accès à la restauration scolaire.

Pause déjeuner au collège
« Nous avons donc mobilisé toutes les solutions possibles pour satisfaire les parents », ajoute l'élu. La mairie s'est engagée à transformer d'ici à 2014 60 de ses 124 cantines en self-service (12, 2 millions d'euros). Une trentaine de chantiers ont déjà été réalisés, permettant ainsi de limiter les temps d'attente des enfants et, par conséquent, d'améliorer le rendement des établissements. Mais ces restructurations ne suffiront pas à répondre à la demande des familles, en hausse constante. Aussi, en attendant l'ouverture de la nouvelle cuisine centrale qui, en 2014, pourra concocter 35 000 plats par jour, des solutions provisoires ont dû être trouvées. Depuis hier, plus de 2400 élèves, dont la cantine est en chantier, sont transférés chaque midi dans une autre école (lire ci-contre). Une centaine d'autres sont accueillis dans des collèges pour déjeuner. Et deux nouveaux prestataires sont venus s'ajouter à la société Avenance, chargée de la cuisine centrale, pour préparer les assiettes des jeunes Lyonnais.

un conflit social sans précédent

A l'automne 2010, les cantines lyonnaises avaient été paralysées pendant un mois par la grève des agents municipaux qui réclamaient l'embauche de personnels supplémentaires pour faire face à leur surcharge de travail. Ils avaient finalement obtenu le recrutement de 40 nouveaux agents.