Une société de Jean Nouvel condamnée à verser plus de 82.000 euros d'indemnités à la ville de Lyon pour des malfaçons de l'opéra

JUSTICE La ville réclamait 1,5 million d'euros...

C.B.

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L'opéra avait été inauguré en 1993.
L'opéra avait été inauguré en 1993. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

La ville de Lyon réclamait 1,5 million d'euros à l'architecte Jean Nouvel pour une série de malfaçons affectant la scénographie de l'opéra. Mais la justice a fait un autre calcul. Dans un jugement rendu public ce jeudi, le tribunal administratif a condamné la société Etudes de design et d'architecture, ex-Jean Nouvel et Associés, à verser 82.031,55 euros d'indemités à la ville de Lyon.

Après la livraison de l'établissement réhabilité en juin 1993 par l'architecte, de nombreuses erreurs de conception comme l'oxydation accélérée de la verrière avaient été décelées. Il s'agit là du dernier volet d'une saga judiciaire longue de dix ans, portant sur des problèmes techniques comme l'accès aux équipements électriques ou encore la résistance insuffisante des chaînes de contrepoids permettant de hisser des décors.

Un gain de cause partiel

Le tribunal a estimé que certaines malfaçons, comme l'insuffisance des dispositifs d'arrêt d'urgence n'était pas de la responsabilité de la société de Jean NOuvel. Et a revu à la baisse certains montants réclamés par la ville en fonction des rapports d'expertise.

Les sociétés, Socotec, en charge de vérifier la solidité des équipements, ainsi qu'Hymelec, l'un des principaux entrepreneurs de l'époque, également assignées par la ville, n'ont pas été condamnées.

Selon l'un des avocats de la ville de Lyon, Stephen Duval, la société Etudes de design et d'architecture n'est plus solvable, mais la condamnation va permettre de «rechercher les assureurs».

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