La prison moderne de Corbas n'échappe pas à la surpopulation

PRISON Des effectifs sont pourtant souvent réclamés...

E. F.

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(En prison, sida, hépatites, troubles mentaux, tuberculose, addictions sont plus répandues qu'à l'extérieur, et le taux de suicides multiplié par six: les ministères de la Santé et de la Justice ont présenté jeudi un plan de 300 millions d'euros pour améliorer la santé des détenus.
(En prison, sida, hépatites, troubles mentaux, tuberculose, addictions sont plus répandues qu'à l'extérieur, et le taux de suicides multiplié par six: les ministères de la Santé et de la Justice ont présenté jeudi un plan de 300 millions d'euros pour améliorer la santé des détenus. — Fred Dufour AFP/Archives

Depuis sa mise en service en mai 2009, la maison d'arrêt de Corbas suscite de multiples critiques. Des effectifs supplémentaires sont réclamés régulièrement par des sénateurs, députés de tous bords et des avocats lyonnais qui regrettent que la modernité de la prison (portes automatiques, caméras, interphones…), l'emporte sur la présence humaine. Et favorise l'isolement et l'agressivité des détenus.

En deux ans, les personnels ont été confrontés à plusieurs séries d'agressions de la part de prisonniers, la dernière vague de violence datant du mois de mars. Des tensions ravivées depuis le début de l'année par la surpopulation qui frappe l'établissement comme la majorité des prisons de France.

A ce jour, 737 détenus sont enfermés à Corbas, dotée de 690 places. Près de 1.000 personnes, placées sous bracelet électronique, sont en permanence surveillées par seulement sept agents pénitentiaires de Corbas. «Et avec la présidentielle et le discours sécuritaire qui l'accompagne, on n'a pas fini de remplir les prisons», s'inquiète l'Ufap.

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