« On a cru qu'on allait revivre le drame de 2008 »

— 

F. GIRAUD / 20 MINUTES

« A l'époque, ça avait commencé pareil, par une forte odeur de gaz. Et on a vu comment ça s'est terminé ». A 9 h 30 hier matin, Violette et Claire, deux salariées travaillant aux abords du cours Lafayette (3e) ont pris peur en sentant les fortes odeurs de gaz répandues dans le quartier. Un secteur traumatisé par l'explosion du 28 février 2008, dans laquelle un pompier était mort et plusieurs personnes avaient été blessées. D'eux-mêmes, des dizaines de salariés du quartier ont évacué hier matin leur bureau. « On s'est dit qu'on allait revivre la même chose qu'il y a quatre ans », explique Violette. « On ne savait pas d'où venait l'odeur et il a fallu attendre 45 minutes pour apprendre, via internet, que c'était une fuite à Feyzin », ajoute Claire. Comme elle, de nombreux riverains ont déploré le manque d'informations des autorités. « Les gens, rassemblés dans la rue, s'interrogeaient, s'inquiétaient, raconte Xavier, employé dans la pharmacie voisine du lieu de l'explosion. De nombreux riverains ont appelé les pompiers au passage du nuage nauséabond. « Ils auraient pu se déplacer juste pour nous expliquer qu'on ne courait aucun danger », regrette Jean, un habitant du cours Lafayette, pour qui l'odeur suspecte a réveillé de « sombres souvenirs ».E. F.