Gilles de Robien à la rescousse du CPE

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C'est en terrain conquis que le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, a défendu, hier à Lyon, le contrat première embauche (CPE).

En l'absence de l'Unef-Lyon qui a boycotté la réunion organisée au rectorat, seuls des lycéens et des étudiants non syndiqués et pour la plupart issus du milieu associatif ont pu prendre part à la discussion avec Gilles de Robien.

Si bien qu'il aura fallu attendre plus d'une heure de question-réponse pour que le sujet sensible du CPE s'invite dans les débats.

« La possibilité faite aux entreprises de mettre un terme au CPE sans motifs ne risque-t-elle pas de les inciter à profiter des jeunes avant de les jeter ? », s'est finalement risqué un étudiant, rejoint par d'autres camarades.

« L'entreprise sait qu'avec le CPE elle dispose d'une certaine souplesse qui lui donnera moins d'appréhension pour embaucher », a répondu Gilles de Robien, en rappelant à de multiples reprises « l'inquiétude de l'entreprise lorsqu'elle emploie ».

« Le CPE est un CDI.

Il doit permettre de fluidifier l'embauche et de donner confiance aux entreprises pour recruter et en particulier des jeunes », a-t-il martelé, endossant, là encore, davantage le costume d'un ministre de l'Economie que de l'Education nationale.

Elisa Frisullo

Le sit-in de l'Unef, devant le rectorat, a rassemblé une centaine d'étudiants. « Fermer le débat est une erreur », a déploré Gilles de Robien.