Des maisons de santé contre le désert médical

Elisa Frisullo
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Hier, à la MSP de Vénissieux.
Hier, à la MSP de Vénissieux. — C. villemain / 20 minutes

   Regrouper les médecins libéraux pour améliorer l'offre de soins de proximité sur tout le territoire. Et gagner en attractivité auprès des jeunes praticiens. Voilà l'une des priorités de l'Agence régionale de santé Rhône-Alpes (ARS), qui dévoilait hier ses grandes orientations pour les années 2011-2015. L'ARS s'est ainsi engagée à accompagner le développement des Maisons de santé pluri professionelles (MSP) pour lutter contre la désertification médicale, liée en partie au départ massif à la retraite des médecins. 

 Des soins mieux coordonnés
Depuis 2008, 15 structures de ce type, réunissant jusqu'à 25 généralistes, kinés, infirmières, dentistes, ont vu le jour dans la région, dont une à Vénissieux et une autre à Villefranche. « Aujourd'hui, les jeunes médecins ne veulent pas tout de suite s'installer en libéral. Ils ne souhaitent pas travailler seuls et recherchent plutôt un exercice pluridisciplinaire », indique Denis Morin, directeur général de l'ARS Rhône-Alpes. « Leur premier choix n'est pas la banlieue ou la campagne. Ces maisons de santé peuvent davantage les inciter à s'y implanter », confirme Xavier Martin, l'un des médecins installé à la MSP de Vénissieux. Ce centre, ouvert en juillet 2008, compte deux généralistes, un podologue, deux infirmières et deux kinés. « Etre regroupés nous permet d'avoir des locaux mieux équipés et plus agréables, et de mieux coordonner nos actions autour du patient », indique-t-il. Les médecins garantissent ici des soins accessibles à tous, puisqu'aucun d'entre eux ne pratique de dépassement d'honoraires. 

projet

Une centaine de Maisons de santé sont en projet en Rhône-Alpes, région la plus en avance de France en la matière. Vingt d'entre elles pourraient voir le jour rapidement.