Les Gerlandais tiennent à garder l'OL

©2006 20 minutes

— 

Quel impact le départ de l'Olympique Lyonnais aurait-il sur le quartier de Gerland (7e) ? La question devrait être posée ce soir lors de la première réunion publique du maire Gérard Collomb (PS) avec les habitants du 7e, dans les locaux de l'ENS, à deux pas du stade.

Selon les premiers résultats d'une enquête du Comité d'intérêt local (CIL) de Gerland-Guillotière, menée auprès de 400 habitants, plus de 60 % des riverains seraient défavorables au départ du club. « Le sujet alimente les conversations depuis plusieurs semaines », explique Hervé Tardy, représentant du CIL. Les Gerlandais s'inquiètent notamment des répercussions financières : qui supportera les coûts de l'entretien du stade ? Les impôts vont-ils augmenter ? Et 85 % des habitants interrogés pensent que le quartier changera si l'OL s'en va. « Grâce au club, Gerland a une publicité gratuite, analyse Richard Lefèvre, de l'association Gerland perspectives. « Mais si l'OL n'utilise plus le stade de Gerland, d'autres le feront », tempère le maire du 7e, Jean-Pierre Flaconnèche (PS), qui a reçu « plus de courriers sur les nuisances les soirs de match que sur le départ éventuel du club ».

Les supporteurs montrent aussi à leur façon leur attachement au stade municipal construit par Tony Garnier. Lors des deux derniers matchs à Lyon, ils ont adressé un message clair au président de l'OL, Jean-Michel Aulas, sous forme d'une banderole : « Ni Vénissieux, ni Pusignan... Gerland ! »

Cloé Makrides

S'estimant à l'étroit à Gerland (40 000 places), Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, souhaite construire d'ici à 2010 un stade de 60 000 places à Vénissieux. Un projet soutenu par le maire Gérard Collomb.