L'immunité parlementaire européenne de Bruno Gollnisch levée

POLITIQUE Les autorités françaises ont demandé cette levée d'immunité afin qu'une «plainte pour incitation à la haine raciale» puisse être étudiée...

C.B.

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Bruno Gollnisch a déclaré mardi à Metz ne pas savoir "en quoi consiste le +nouveau+ Front national (FN) dont tente d'accoucher Marine Le Pen", sa concurrente à la présidence du mouvement frontiste.
Bruno Gollnisch a déclaré mardi à Metz ne pas savoir "en quoi consiste le +nouveau+ Front national (FN) dont tente d'accoucher Marine Le Pen", sa concurrente à la présidence du mouvement frontiste. — Frank Perry afp.com

Nouvelle affaire pour l'élu FN Bruno Gollnisch. Le Parlement européen a levé mardi l'immunité de l’eurodéputé, pour permettre l’examen d’une plainte contre X pour «incitation à la haine raciale» déposée par la Licra en 2008.

Cette plainte vise un communiqué de presse publié le 3 octobre 2008 par le groupe du FN à la région Rhône-Alpes, dont Bruno Gollnisch est président et dans lequel il était dénoncé «l'invasion de notre patrie et la destruction de notre culture et de nos valeurs» par l'islam. Les élus frontistes réagissaient à une affaire qui avait fait grand bruit à la région. Un policier des RG avait demandé par courrier à la collectivité les origines religieuses «autres que chrétienne» de ses agents et s'ils avaient «demander des aménagements d'horaires pour pratiquer leur religion». Le fonctionnaire avait rapidement été sanctionné.

Une immunité déjà levée en 2005

«Les autorités françaises ont demandé la levée de l'immunité de Bruno Gollnisch afin que la plainte puisse être étudiée et que, le cas échéant, il puisse être jugé», précise le Parlement. L’élu a déjà en effet refusé d’être entendu par les enquêteurs mettant en avant son immunité parlementaire. Le rapport a été adopté par une écrasante majorité: 511 voix pour, 56 contre et 65 abstentions.

L’immunité de l’eurodéputé avait déjà été levée en 2005, alors qu'il était poursuivi par le tribunal correctionnel de Lyon pour «contestation de crimes contre l'humanité». Une affaire pour laquelle Bruno Gollnisch avait été condamné en 2007 à trois mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende mais avait été blanchi par la Cour de cassation en 2009.

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