Une œuvre contemporaine vandalisée dans une église

Frédéric Crouzet
— 
L'œuvre avait été installée en février
L'œuvre avait été installée en février — C. Villemain / 20 Minutes

L'œuvre dégradée sera finalement réinstallée. La « Colonne pascale », empilement de casseroles de 7 mètres de haut réalisé par l'artiste Pascale Marthine-Tayou à l'église Saint-Bonaventure (2e), sera reconstruite demain, trois jours seulement après avoir été victime de vandalisme. « Les objets en faïence ont pu être restaurés. Et l'artiste a estimé qu'un tel incident faisait partie de la vie de l'œuvre », a indiqué le Musée d'art contemporain, qui expose cet artiste au Mac et dans plusieurs lieux insolites de la ville.

Mise à terre avec un câble
La « Colonne pascale » a été renversée intentionnellement, mardi soir, à l'aide d'un câble et d'un mousqueton. « Il était environ 19 h 30, l'église était vide quand j'ai entendu un grand bruit. La colonne était par terre. Un jeune homme se tenait à côté », raconte le sacristin de l'église. L'homme, un habitué de l'église, a été identifié, mais a nié être l'auteur de cet acte de vandalisme. Le musée a déposé plainte hier et une enquête est en cours. Cette dégradation intervient deux jours des œuvres polémiques du photographe américain Andres Serrano, baptisées « Piss Christ », exposée à Avignon. L'une des photographies représente un petit crucifix en plastique immergé dans un verre rempli de l'urine de l'artiste.

exposition

Les œuvres de l'artiste camerounais Pascale Marthine-Tayou sont visibles au Mac jusqu'au 15 mai, ainsi qu'au commissariat de police du 1er, sur la place Gabriel-Péri, dans une épicerie, une boucherie et dans un supermarché…