Fin de la prise d'otage à la prison pour mineur de Meyzieu près de Lyon

E. F. et F. C.
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L'établissement pénitentiaire pour mineurs de Meyzieu, inauguré le 9 mars 2007, pour accueillir des détenus âgés de 13 à 18 ans.
L'établissement pénitentiaire pour mineurs de Meyzieu, inauguré le 9 mars 2007, pour accueillir des détenus âgés de 13 à 18 ans. — P.FAYOLLE/SIPA

Fin de l'angoisse à l’établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Meyzieu (Rhône). L'éducatrice de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), retenue en otage ce mardi depuis 16h30 par un détenu de 16 ans, armé d’une lame de rasoir, a été relâchée peu avant 19h.

Les équipes régionales d’intervention et de sécurité (Eris) avaient été appelées en renfort. Et une cellule de crise venait d'être ouverte par le parquet de Lyon. Selon nos informations, le jeune détenu condamné à deux reprises pour «menaces envers un agent de la sécurité publique et vols aggravés» était libérable en août 2011. 

«L'incident s'est produit au retour d'un mouvement du détenu au sein de la prison. Il était incarcéré dans le quartier des arrivants. Depuis un mois et demi, à l'EPM de Meyzieu c'est la catastrophe», indique à 20minutes.fr Emmanuel Chambaud, délégué Ufap-Unsa.

Des tensions depuis plusieurs mois

Depuis plusieurs mois, le syndicat Ufap/Unsa avait alerté l’administration pénitentiaire sur de fortes tensions palpables au sein de cette prison pour mineur, la première à avoir vu le jour en France en juin 2007. Fin mars, la tension était montée d’un cran, après l’agression d’un surveillant par un jeune détenu. En l’espace de quelques jours, quatre autres agents pénitentiaires avaient été blessés en tentant de ramener l’ordre au sein de l’EPM. Les personnels avaient alors réclamé le transfert des détenus impliqués dans ces faits de violences et la mise en place du système différencié. 

Ce dispositif, qui existe déjà au sein d’autres prisons, consiste à instaurer un système de bonus permettant aux détenus les plus respectueux, investis dans leur projet de réinsertion de faire davantage d’activité que celles prévues au quotidien.