Un établissement en sursis grâce à une forte mobilisation

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L'internat Favre, créé par Edouard Herriot, a obtenu le label « réussite éducative » en 2005. Dès lors, cet établissement géré par la Ville de Lyon a permis à une centaine d'écoliers et collégiens en difficulté d'aller dans d'autres écoles que celles de leur quartier. Les enfants y sont placés sur demande des familles uniquement pour bénéficier d'un meilleur encadrement et de soutien scolaire.
En janvier, de sérieuses menaces de fermetures avaient pesé sur l'établissement lyonnais suite à la baisse des crédits alloués par l'Etat. Les personnels de l'établissement, soutenus par de nombreux élus, s'étaient alors mis en grève. La municipalité était finalement parvenue à obtenir de l'Etat « un engagement pluriannuel de financement jusqu'en 2014 ». Une aide de l'ordre de 200 000 euros par un an pour un coût global 1,7 millions d'euros. Suite à cette baisse de crédits, la mairie a décidé de diminuer, à la rentrée, le nombre d'enfants accueillis à l'internat. Et d'en réserver l'accès aux primaires et non plus aux collégiens.E. F.