Des plaintes en vue contre l'Etat

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Au gymnase Clémenceau, hier.
Au gymnase Clémenceau, hier. — C. villemain / 20 minutes

Après le centre Saint-Irénée, inaccessible depuis hier, ce sera au tour du gymnase Clémenceau (7e) de fermer demain à 8 h ses portes jusqu'à l'hiver prochain. Et les dizaines de familles qui y étaient accueillies se retrouveront de nouveau sans solution d'hébergement. « L'Etat organise ces remises à la rue, pourtant contraires à la loi », s'indigne Baptiste, du réseau lyonnais des travailleurs de l'urgence sociale.

Une flash mob pour les SDF jeudi
Il y a un mois, ces derniers avaient obtenu de la préfecture du Rhône l'engagement que de nouvelles places allaient être créées. « Mais nous ne voyons rien venir », déplorent les professionnels, déterminés à accompagner les SDF à faire valoir leurs droits devant la justice.
L'an passé, le tribunal administratif de Lyon, saisi par trois ménages, avait donné raison aux SDF. Et « condamné l'Etat à trouver une solution d'hébergement à ces personnes », précise Baptiste. Mais une minorité seulement de sans-domicile ira en justice. Les autres, environ 500 personnes accueillies dans les gymnases lyonnais cet hiver, devront dormir dehors, faute de places suffisantes au 115. « Et ils reviendront l'hiver prochain encore plus désociailisés », s'indigne la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale.
Pour s'opposer « au traitement hivernal de l'exclusion », cette dernière organise jeudi matin devant la préfecture une flash mob de protestation.E. F.