Lyon: Des restos ambulants bientôt au pied de chez soi

CONSOMMATION La ville veut compléter l'offre insuffisante de commerces de proximité dans certains quartiers de Lyon...

Carole Bianchi

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Visuel du Rasta Tandoori bus, présenté lors du Sirha à Lyon, en janvier 2011.
Visuel du Rasta Tandoori bus, présenté lors du Sirha à Lyon, en janvier 2011. — & LOEB INNOVATION

Des camionnettes colorées de restauration ambulante pourraient fleurir dans quelques arrondissements de Lyon dès la fin de l’année

Après l’expérimentation des marchés de fin d’après-midi, la ville cherche à combler le manque de commerces de proximité dans certains quartiers excentrés ou en développement avec l’implantation de kiosques alimentaires et de «restauration itinérante de qualité». La présentation d’un Rasta Tandoori bus, qui propose des plats exotiques en musique, avait fait fureur en janvier au Salon international de l’hôtellerie et de la restauration, à Lyon.

Soupes, cafés et plats cuisinés

«L’objectif est de proposer des produits de première nécessité ou encore des soupes fraîches, des cafés et des plats cuisinés, le tout tourné vers la qualité, indique à 20minutes.fr Marie-Odile Fondeur, adjointe au commerce et à l’artisanat à la ville de Lyon. Il est nécessaire de répondre aux nouveaux modes consommation et de s’adapter aux horaires des actifs urbains.»

L’Association de développement du commerce du 7e se dit «favorable» à un tel projet qui ne «doit cependant pas fragiliser les magasins existants». Entre dix et quinze emplacements ont été identifiés pour l’implantation progressive deces installations, «dans des secteurs du 6e comme Bellecombe, du 5e, 4e, 8e et 1er, précise l’adjointe. L’appel d’offres doit être lancé entre fin avril et fin juin».

Déjà, de nombreux porteurs de projets sont intéressés, comme Arnaud Bonneville, le fondateur de l’enseigne lyonnaise Néo le Comptoir, qui a lancé l’an passé la «Boon mobile», un «petit camion ludique» vendant des glaces au yaourt et des fruits. «Le commerce ambulant est encore synonyme du camion à pizzas rouillé des années 1970. Or, il y a beaucoup d’innovation désormais, explique le patron qui se réjouit de l’initiative de la mairie. Car le plus difficile, selon lui, «c’est d’obtenir les autorisations administratives pour pouvoir exercer à l’extérieur.»

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