Cantonales: Michel Mercier n'a pas «vu la vague rose annoncée»

SYNTHESE Le Garde des Sceaux et président sortant du Rhône (centre) et devrait conserver sa majorité...

F.C., E.F., C.B.

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Le garde des Sceaux et président centriste sortant du conseil général du Rhône, Michel Mercier regarde une urne le 20 mars 2011, au bureau de vote à Thizy (Rhône) pour les élections cantonales, où il est candidat et conseiller depuis 1978. Quelque 21,4 millions d'électeurs sont appelés à désigner aux cantonales, 2.026 conseillers généraux qui siègeront jusqu'en 2014, date à laquelle ils seront remplacés par les conseillers territoriaux. Il s'agit du dernier scrutin au suffrage universel avant la présidentielle de 2012.
Le garde des Sceaux et président centriste sortant du conseil général du Rhône, Michel Mercier regarde une urne le 20 mars 2011, au bureau de vote à Thizy (Rhône) pour les élections cantonales, où il est candidat et conseiller depuis 1978. Quelque 21,4 millions d'électeurs sont appelés à désigner aux cantonales, 2.026 conseillers généraux qui siègeront jusqu'en 2014, date à laquelle ils seront remplacés par les conseillers territoriaux. Il s'agit du dernier scrutin au suffrage universel avant la présidentielle de 2012. — P. MERLE / AFP

Sans surprise, Michel Mercier a conservé son siège de conseiller général. Président du département du Rhône depuis 1990, le ministre de la Justice a été réélu haut la main dans son fief de Thizy avec 58,3% des voix dès le premier tour ce dimanche soir. Mais parviendra-t-il à garder sa fragile majorité centre-UMP dimanche prochain?

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Probablement... La gauche, qui rêve de décrocher un voire deux cantons pour ravir la majorité, a pris un sérieux handicap en perdant son canton de Meyzieu, un ancien fief socialiste. La candidate sortante Odette Garbrecht (PS) a été éjectée dès le premier tour. Le maire UMP de Meyzieu, Michel Forissier, affrontera dimanche prochain Christophe Boudot, secrétaire départemental du Front national.

Des duels PS-Ecologistes

Le FN a créé la surprise de ce scrutin départemental, en maintenant des candidats dans douze cantons sur 27 renouvelables. «Les gens commencent à se rendre compte que le FN n’est pas un monstre assoiffé de sang», estime Christophe Boudot.

Pour Philippe Cochet, patron de l’UMP du Rhône, «le PS a pris une grosse claque». Mais la poussée du FN prive aussi la droite de second tour dans plusieurs cantons, notamment dans la banlieue lyonnaise. Les écologistes sont parvenus à tirer leur épingle du jeu en se maintenant face à l’UMP à Vaugneray. Et en provoquant ses alliés du PS dans trois duels à Villeurbanne, à la Croix-Rousse et dans le 3e arrondissement.

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