L’Inserm cherche à savoir comment vivre vieux

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Comprendre la longévité. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) est en quête de cent cinquante fratries de nonagénaires sur la région, dans le cadre d’une étude européenne sur les facteurs du vieillissement en bonne santé. Rhône-Alpes est une des deux régions – avec le Languedoc-Roussillon – choisies pour la France. Bruno Granger, infirmier enquêteur, se rend chez les nonagénaires volontaires pour leur poser, pendant une heure environ, des questions « sur les habitudes alimentaires, les antécédents médicaux ou le parcours professionnel ». « Il y a aussi une prise de sang », indique-t-il. Ce projet, intitulé Geha (Genetic of healthy aging), est mis en place par l’Union européenne dans onze pays. Grâce à l’étude de plus de 3 000 familles présentant la particularité de compter au moins deux frères ou soeurs de plus de 90 ans, il devrait permettre de déterminer les facteurs génétiques et environnementaux de la longévité. « Cela aura des implications politiques, si l’on démontre par exemple qu’elle est liée à un bon suivi médical, explique Aurore Clavel, responsable du projet en France. A plus long terme, cela servira aussi dans le développement des thérapies géniques ou pour la création de nouveaux médicaments. » Geha est le plus grand projet mondial en matière de longévité. Lancée en décembre, l’étude se poursuivra jusqu’en avril 2007. C. M.

Geha Cette étude européenne, à but non lucratif, financée par des fonds publics, vise à faire progresser la recherche médicale. En Rhône-Alpes, c’est l’équipe de l’Inserm « Santé et Démographie », située à l’hôpital Antoine-Charial de Francheville, qui se charge de recruter des fratries de plus de 90 ans. Rens. : 04 72 32 39 86.