Les enfants roms à rude école

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Leur maintien à l'école est difficile.
Leur maintien à l'école est difficile. — C. VILLEMAIN : 20 MINUTES

Les jeunes Roms privés de cours. A quelques jours de la manifestation pour la défense de l'Ecole organisée samedi à Lyon, le collectif Classes a dénoncé hier l'absence de scolarisation de plusieurs enfants et adolescents originaires de Roumanie.
« L'inspection académique (IA) du Rhône ouvre un dossier aux jeunes se présentant avec leurs parents mais leur répond qu'il n'y a pas de places », indique dans un communiqué le Collectif Lyonnais pour l'Accès à la Scolarisation et au Soutien des Enfants des Squats.

Peu d'enseignants spécialisés
Dans le Rhône, une quinzaine de jeunes, âgés de 12 et 13 ans, seraient toujours en attente d'une place en collège. « Leurs conditions de vie font qu'ils ont appris à parler français. Mais ils ne savent ni lire, ni écrire », ajoute Classes. Pour favoriser leur intégration, ce dernier demande à l'Etat « d'assumer ses obligations » en créant des postes d'enseignants spécialisés, « trop peu nombreux » aujourd'hui dans l'éducation nationale pour répondre aux besoins de ces enfants. Fin 2006, après un bras de fer de plusieurs mois avec l'inspection académique, les militants de ce collectif avaient obtenu la scolarisation en maternelle et primaire d'une quarantaine de jeunes Roms installés à l'époque sur un terrain vague de Villeurbanne. Mais leur présence en classe est souvent remise en cause par les expulsions de bidonvilles et fermetures de squats. L'IA n'était pas joignable hier sur ce sujet.