Police des transports, croissance à grande vitesse

© 20 minutes

— 

Après un mois d’expérimentation sur le réseau TCL, la police des transports prend sa vitesse de croisière. Il y a une quinzaine de jours, 30 fonctionnaires se sont ajoutés aux 35 hommes chargés depuis le 5 décembre d’arpenter les stations et les rames du métro lyonnais. Ces nouvelles brigades, destinées à prévenir la délinquance et à renforcer la sécurité des passagers, ont traité depuis leur création une cinquantaine d’affaires. « Au total, 60 personnes ont été interpellées », indique la commissaire principale Patricia Gonachon en charge de la nouvelle unité. « Il s’agit principalement d’affaires de stupéfiants, d’étrangers en situation irrégulière, de ports d’arme et de violence contre les agents et les personnes », précise-t-elle. C’est aux stations Bellecour, Perrache (2e) et Gorge-de-Loup (9e) qu’ont été pour l’instant enregistrés le plus d’infractions et de délits. Dans les prochaines semaines, les dix brigades du Service interdépartemental de sécurisation des transports en commun, désormais rôdées au métro lyonnais, devront s’attaquer à une nouvelle mission : la surveillance du réseau de trains express régionaux (TER). Pour y parvenir, 35 nouvelles recrues renforceront d’ici à la fin mars les effectifs lyonnais. « Cela ne suffira pas pour couvrir l’ensemble des lignes régionales. Ces 100 fonctionnaires ne patrouilleront que sur les tracés les plus exposés à la délinquance », précise Patricia Gonachon. La priorité sera ainsi donnée aux lignes reliant la Drôme à Villefranche, Bourg-en-Bresse, Lyon et Givors. En février, la nouvelle unité sera en plus affectée à la surveillance des TER menant aux stations de ski. Elisa Frisullo

patrouilles Les brigades patrouillent l’après-midi et en soirée dans le métro lyonnais. Leur présence est renforcée entre 18 h et 22 h, lorsque les actes de délinquance et le sentiment d’insécurité sont les plus importants.