Lyon: Les deux concerts de Moriarty complets

J.P.

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Les deux dates du groupe Moriarty, programmées les 9 et 10 mars à L’Epicerie Moderne, à Feyzin, sont complètes, a indiqué ce lundi la salle. Et il n'y aura pas de guichet sur place.

Mais qui sont donc ces six musiciens à l’univers si planant qui déplacent les foules? S’ils ont tous grandi en région parisienne, les Moriarty ont pour la plupart parents et influences outre-Atlantique. «Après 300 concerts en deux ans, nous avons des liens si forts que nous sommes des frères et sœurs d’élection», nous a confié le guitariste Arthur. Une famille totalement chamboulée par la rencontre avec «la petite cousine» Rosemary en 1999. Sa voix de velours métamorphose Jimmy d’une chanson rock en un hymne folk-blues.

Fantômes et bambara

Le tout lors de répétitions dans une cave à Paris sans fenêtre... et avec des fantômes! «Personne n’a osé racheter cet endroit pendant sept ans et nous les avons apprivoisés», sourit Arthur, «excité» par l’absence de forme fixe dans ce groupe inclassable qui vient de créer son propre label.

Plus de trois ans après un disque d’or, un nouvel album «plus possédé», The missing room, sortira le 26 avril. Moriarty a tenu à le jouer dans des petites salles avant même de l’enregistrer, alors que... 200 chansons sont en chantier.

«Nous ne les commandons pas et ne nous fixons aucun interdit», insiste Arthur. Et surtout pas celui de jouer dans une chapelle ou de chanter en taïwanais et en bambara.

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