Rhône: Un ouvrier porte plainte contre deux policiers pour «violences et injures raciales»

FAIT-DIVERS Après sa garde à vue, l'homme s'est vu prescrire 15 jours d'ITT...

C.B.

— 

Que s’est-il passé le 26 janvier aux abords d'une usine de Pierre-Bénite entre les forces de l’ordre et un ouvrier? L’avocat de Yacine, 30 ans, ne veut pas que «l’affaire en reste là».

Me Nicolas Cellupica a indiqué lundi avoir saisi le procureur de la République de Lyon le 14 février pour «violences et injures raciales», comme le rapporte Le Progrès. A l’inverse, les deux policiers de la sécurité publique, visés dans cette affaire, ont porté plainte pour «outrage et violences à agents».

«Sale bougnoule» et «tête de macaque»

Ce jour-là, vers 23h, deux policiers patrouillent autour de d’une usine de textile de Pierre-Bénite. Ils saluent Yacine et l’un de ses collègues, en pause. Mais les deux ouvriers, bouchons anti-bruit dans les oreilles, ne les entendent pas. Le ton monte assez rapidement. Le jeune homme affirme alors s’être fait traité de «sale bougnoule» et de «tête de macaque» qui plutôt que d'être «derrière le grillage de l’usine, ferait mieux d’être dans un zoo». Les fonctionnaires affirment avoir été insultés et avoir été la cible de crachats.

Devant ses supérieurs hiérarchiques stupéfaits, l’ouvrier se fait embarquer par les forces de l’ordre. Une fois sorti de l’usine, il affirme avoir été tabassé et s'est vu prescrire quinze jours d’incapacité de travail. Son collègue a également porté plainte.

«La police n’est pas au-dessus des lois. L’affaire doit être jugée. C’est loin d’être un cas isolé», s’indigne  Nicolas Cellupica qui a demandé une enquête interne au ministère de l’Intérieur et a saisi la haute autorité de lutte contre les discriminations.

>> Retrouvez l'actualité lyonnaise par ici