La fin des éléphants du parc

Carole Bianchiet Manuel Desbois

— 

Les deux éléphants malades, Népal et Baby, étaient hier encore visibles de près.
Les deux éléphants malades, Népal et Baby, étaient hier encore visibles de près. — C. Villemain / 20 minutes

La série noire continue pour le zoo du parc de la Tête d'Or. Après la noyade d'une lionne et le vol de quatre singes, un test de dépistage a révélé que deux des trois éléphants du parc étaient porteurs de la tuberculose. Les allées qui bordent l'enclos de Java, Baby et Népal sont condamnées depuis ce matin. « Pour l'instant, ce n'est qu'une mesure de précaution, explique David Gomis, le directeur du zoo. Ils sont porteurs de la tuberculose. Mais la maladie ne s'est pas développée cliniquement. »

L'euthanasie évoquée
La doyenne, Java (66 ans), a refusé de se prêter au test de dépistage. Mais pour les deux autres, l'avenir ne s'écrit plus à Lyon. Ils ne seront pas soignés, et le cirque Pinder, propriétaire des deux éléphants malades, doit décider « dans les trois mois à venir », de les euthanasier ou de les replacer sur un de leurs terrains, en Seine-et-Marne. Gilbert Edelstein, PDG des cirques Pinder, a envoyé vendredi une lettre à la mairie de Lyon. Il refuse « de les récupérer en mauvaise santé. Il faut traiter ces animaux, ou me les payer. Et ça fait 150 000 € par pachyderme. » Quelle que soit la décision prise, Java restera seule jusqu'à sa mort. Le zoo n'envisage pas de réintégrer d'autres éléphants par la suite.

Pas de traitement

David Gomis et ses équipes ont décidés de « ne pas soigner les éléphants. Cela demanderait un dispositif quasi-hospitalier, et des tonnes d'antibiotiques. »