Lyon: une plaque pour les victimes de la rafle du 9 février

HOMMAGE Robert Badinter était présent...

F.C.

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Hommage aux victimes de la rafle du 9 février, rue Sainte-Catherine, à Lyon, en présence de Robert Badinter et de Gérard Collomb, maire PS de Lyon.
Hommage aux victimes de la rafle du 9 février, rue Sainte-Catherine, à Lyon, en présence de Robert Badinter et de Gérard Collomb, maire PS de Lyon. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Les victimes de la rafle de la rue Sainte-Catherine ne sont plus anonymes. Une plaque portant le nom des 86 juifs arrêtés par la Gestapo le 9 février 1943 a été dévoilée, hier matin, au 12 de la rue Sainte-Catherine (Lyon 1er) par le maire de Lyon Gérard Collomb et l’ancien Garde des Sceaux Robert Badinter.

Son père Simon faisait partie des personnes interpellées toute la journée du 9 février 1943, sur ordre de Klaus Barbie, dans les locaux du comité lyonnais de l’Union générale israélite de France, un réseau d’aide aux réfugiés.

Trois survivants

Au total, 62 hommes et 24 femmes sont faits prisonniers au fort Lamothe, dont 80 seront expédiées à Drancy avant d’être déportées. Seules trois personnes sont revenues vivantes des camps. «Il fallait leur rendre vie en gravant leur nom sur le lieu de ce qu’ils pensaient être un refuge», a indiqué Marcel Amsallem, président du Crif Rhône-Alpes.

La liste des 86 personnes arrêtées avait été découverte en 1983 à New York par l’historien et chasseur de nazis Serge Klarsfeld, présent hier à la cérémonie.

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