Lyon dénonce « l'aumône » reçue pour ses transports publics

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Il fulmine Bernard Rivalta. Le président PS du Sytral, l'autorité organisatrice des transports de l'agglomération lyonnaise, n'a toujours pas digéré que l'Etat n'ait accordé mercredi que 20 millions d'euros de subventions à ses projets de développement du réseau TCL. Le ministère des Transports a distribué un total de 590 millions d'euros à 78 projets de lignes en site propre dans le cadre du Grenelle de l'environnement. « On donne à Lyon autant d'aide qu'aux deux nouvelles lignes de bus de Bayonne. C'est de l'aumône. Alors que nous avons le réseau le plus performant de France et que nous investissons un milliard d'euros à chaque mandat. C'est de la provocation », a regretté hier Bernard Rivalta, qui avait demandé une aide de 110 millions d'euros à l'Etat. Le gouvernement a retenu les projets d'extension des trois lignes de tramway, mais a écarté les dossiers de modernisation du réseau, comme l'automatisation de la ligne B du métro. « Cela permet de transporter plus de gens et donc de concurrencer la voiture, ce qui est pourtant l'objectif du Grenelle », estime le président du Sytral, qui regrette que l'Etat ne subventionne que des créations d'infrastructures. « Il y a beaucoup de collectivités qui pourraient se plaindre que Lyon a beaucoup », a rétorqué la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, interrogée sur France 3.F. C.

Pas de subventions pour le tram train

La ligne en mode « tram-train » entre Trévoux et Lyon n'a pas été retenue dans les projets subventionnés par le ministère de l'Ecologie et des Transports, qui a privilégié des sites propres en milieu urbain. «Par ce rejet, l'Etat réaffirme son désintérêt pour la qualité de l'air », a réagi hier Jean-Jack Queyranne, président PS de Rhône-Alpes. La région souhaitait engager 120 millions d'euros dans cette ligne.