Six Lyonnais interpellés en Suisse avec une panoplie de parfaits braqueurs

FAIT-DIVERS lls revenaient de Thaïlande avec des pistolets à impulsion électrique et des masques de Ben Laden...

C.B.
— 
Les gardes-frontière suisses ont interpellé le 31 janvier six Lyonnais qui transportaient quarante-cinq armes interdites et des masques de Ben Laden.
Les gardes-frontière suisses ont interpellé le 31 janvier six Lyonnais qui transportaient quarante-cinq armes interdites et des masques de Ben Laden. — GARDES-FRONTIERE DE GENEVE

Ils revenaient de Thaïlande avec une jolie panoplie de gangsters. Six hommes de la région lyonnaise, âgés de 20 à 25 ans, ont été interpellés lundi par les gardes-frontière suisse à la gare de Genève avec sur eux 42 appareils à électrochocs, quelques masques de Ben Laden, de Scream, des cagoules, une matraque et un couteau. Et quelques montres de contrefaçon.

Partis il y a quatre semaines de Lyon, les jeunes avaient rejoint la Suisse en train. Puis avaient pris l’avion pour Bangkok, capitale de la Thaïlande, où ils ont acheté la marchandise, d’une valeur de 2.000 euros. Les armes, camouflées dans des téléphones portables et des lampes de poche, n'ont pas été détectées aux contrôles de sécurité des aéroports.

Muets pendant leur audition

Interrogés pendant quatre heures par les enquêteurs suisses, les individus, dont trois sont connus des services de police en France, n’ont rien révélé sur la finalité de cet équipement qui rappelle les méthodes de certains braqueurs de bijouteries à Lyon déguisés en faux policiers ou faux ouvriers.

«Ils auraient juste été en possession de masques, on aurait pu croire au carnaval. Mais le reste de la saisie ne fait pas rire. Aucun billet de voyage n’a été retrouvé sur les personnes interpellées. Il y avait là une volonté de cacher», a indiqué à 20minutes.fr Michel Bachar, adjudant des gardes-frontière de Genève.

Un «système de surveillance redoutable»

La police a procédé à des vérifications ADN afin de voir si les jeunes n’avaient pas participé à des braquages réalisés à Genève ces derniers temps par des bandes lyonnaises. Les  résultats se sont avérés négatifs. Ils ont donc été relâchés en France et recevront des contraventions douanières pour «importation d’armes interdites et de contrefaçons».

«Nous avons mis en place un système de surveillance redoutable entre la France et la Suisse pour cercler et identifier les groupes à risques. Aujourd’hui, si on ne nous voit pas à la frontière, cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas là. Bien au contraire», a relevé l’adjudant Michel Bachar.

Depuis deux ans, la police a constaté de temps en temps une agression au pistolet à impulsion électrique dans des cas de car-jacking, rapporte le site 20minutes.ch. Un phénomène cependant encore marginal.

>>Retrouvez l’intégralité de l’actualité lyonnaise par ici.