A Lyon, Orange veut voir la vie en rose

SOCIETE Pour enrayer le mal-être de ses employés, l'opérateur teste de nouvelles mesures à Lyon...

Manuel Desbois
— 
Une employée d'Orange, installée dans la «(calm) chair», fauteuil relaxant expérimenté à Lyon. Janvier 2011.
Une employée d'Orange, installée dans la «(calm) chair», fauteuil relaxant expérimenté à Lyon. Janvier 2011. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Une crèche toute neuve, une salle de relaxation ultra-moderne et un service de restauration rapide. Un an et demi après la polémique née des suicides à répétition de ses employés, Orange expérimente un dispositif dédié au bien-être au travail.

Le bâtiment du boulevard Vivier-Merle (3e), à Lyon, choisi pour les tests, abrite 900 salariés, dont 400 agents spécialistes de la relation clients par téléphone. A 200 mètres des locaux de l'opérateur, la crèche est est toute neuve, le bois est omniprésent et les repas sont bio. «Il y avait un besoin, comme dans toute grande entreprise moderne», explique Bruno Tudez, père du petit Baudouin, 2 ans et demi, l'un des 24 enfants à fréquenter l'endroit pour l'instant.

Un lieu étonnant consacré à la relaxation

Une innovation toute relative pour Sébastien Crozier, délégué syndical CFE-CGC/Unsa, «stupéfait que l'entreprise s'enorgueillisse de cette ouverture. Toutes les crèches ont été fermées les unes après les autres pendant des années. Il était temps de se remettre au social.»

Au quatrième étage de chez Orange, l'étonnement provient surtout des «(calm) space». Dans ces caissons, les employés peuvent faire la sieste, s'allonger et profiter de lumières et de musiques relaxantes. Dans les fauteuils «(calm) chair», juste à côté, la respiration des employés est rythmée par une «pulsation lumineuse». Du mobilier innovant, conçu avec la Cité du design de Saint-Etienne et la designer Marie-Virginie Berbet. Une jeune opératrice téléphonique avoue y aller «souvent. C'est vraiment agréable.»

Sébastien Crozier évoque lui aussi «une idée intéressante». Mais le syndicaliste n'est pas avare de critiques. «Orange n'est pas Google. Les priorités chez nous sont plutôt de redonner un sens collectif au travail, et d'offrir des perspectives d'embauches aux jeunes. Les mesures sociales les plus violentes ont été stoppées, maintenant il faut une vraie stratégie industrielle. Pas des opérations de communication.»

>> Retrouvez l'intégralité de l'actualité lyonnaise par ici.