Sirha de Lyon: le Bocuse d'Or est décerné au Danemark

GASTRONOMIE Les pays scandinaves ont raflé les trois prix Bocuse au salon de la gastronomie...

C.B. et M.D.

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Le chef danois Rasmus Kofoed a remporté le Bocuse d'Or 2011 le 26 janvier 2011 au Sirha de Lyon.
Le chef danois Rasmus Kofoed a remporté le Bocuse d'Or 2011 le 26 janvier 2011 au Sirha de Lyon. — L. CIPRIANI/AP/SIPA

Le Danemark succède à la Norvège pour le Bocuse d'Or, prix international très prestigieux de gastronomie décerné à Lyon ce mercredi. Dès jeudi, le vainqueur Rasmus Kofoed assistera avec ses compagnons de podium à la pose de plaques à leurs noms sur le parvis du restaurant de Paul Bocuse à Collonges.

Le Bocuse d'argent revient à la Suède et celui de bronze à la Norvège. Le prix du meilleur commis a été attribué au Japon, à Maiko Imazawa. La France a remporté le prix spécial viande, un lot de consolation pour le cuisinier lyonnais Jérôme Jaegle. Au total, vingt-quatre pays s'affrontaient pour cette compétition, organisée à l'occasion du Salon international de l'hôtellerie et de la restauration (Sirha).

Capharnaüm des supporters

Dans le capharnaüm de la halle Paul-Bocuse et ses 2.400 places, à Eurexpo, les supporters japonais faisaient claquer mardi leurs cuillères en bois, brandissent leurs drapeaux et scandaient «Nippon, Nippon !». Au menu, plus de cinq heures de compétition culinaire autour de l'agneau et de la lotte d'Ecosse. Pour mettre en valeur les produits imposés, les chefs doivent rivaliser de technique et d'astuces de présentation.

Les douze premières équipes ont investi dès le matin leur box de 18 m2 et ne levaient plus les yeux de leurs fourneaux, à part pour jeter un œil anxieux à l'énorme montre qui trônait au-dessus d'eux, ou pour écouter les conseils avisés de leur coach. Premiers à terminer, les Indonésiens ont présenté au jury de chefs un foie de lotte au foie gras.

Jérôme Jaegle pourtant bien entraîné

Après treize éditions, le palmarès est trusté par les Norvégiens (4 victoires) et les Français (6 victoires). Mais cette année, la donne pourrait changer. «Aujourd'hui, la maîtrise technique des Sud-Américains et des Asiatiques est impressionnante, relève le chef Williams Jacquier, meilleur ouvrier de France en 1996 et membre du jury depuis huit éditions. Il y a dix ans, nous n'aurions pas misé un euro sur eux.» Comme pour appuyer ses propos, une dizaine de supporters du Guatemala, présent pour la première fois dans la compétition, se lèvent et hurlent.

Dans le box numéro 10, le concurrent français, Jérôme Jaegle, est dans sa bulle. Louis Fargeton, chef de partie dans la cuisine habituelle du chef, est confiant. «Il est extrêmement bien préparé et super motivé, même si l'entraînement a été très fatigant, explique-t-il. Tout le restaurant Têtedoie est là pour le soutenir.» Les supporters français sont une trentaine, dont quinze étudiants en licence professionnelle de «valorisation des produits du terroir». «C'est exceptionnel, sourit Alexandra, 21 ans. L'ambiance est unique pour un événement autour de la cuisine.» Le critique culinaire Vincent Ferniot, speaker pour l'occasion, n'hésite pas à chauffer les supporters, histoire de tenir la dragée haute à la colonie japonaise survoltée, venue soutenir Tatsuo Nakasu.

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