Grève pour un nouveau proviseur

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Ils ne reprendront pas les cours tant que leur proviseur restera en poste. L'ensemble des enseignants du collège Jean-Mermoz (Lyon 8e) ont entamé hier matin une grève reconductible pour réclamer le « départ immédiat » du chef d'établissement. Ils lui reprochent « un manque de soutien, du mépris et des brimades » alors que « la violence prend de l'ampleur » dans ce petit collège de 187 élèves, classé en zone d'éducation prioritaire. « Depuis cinq ans qu'il est en poste, la situation s'est dégradée de façon très nette. Des élèves ne sont pas sanctionnés et développent un sentiment d'impunité », explique Patrick Essertel, enseignant. L'agression du conseiller principal d'éducation le 14 janvier, par un élève qui voulait récupérer son téléphone portable confisqué, a déclenché cette rébellion. Les enseignants ont exercé leur droit de retrait dès le 17 janvier. « Le proviseur a suggéré que l'on puisse autoriser les portables afin d'éviter ce genre d'ennuis », regrette Patrick Essertel. Les personnels administratifs ont défendu le proviseur et dénoncé son «lynchage».F. C.