Des clés USB dans les murs pour partager ses fichiers

Manuel Desbois

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Un port USB installé dans la rue et accessible à tous, une vision inhabituelle.
Un port USB installé dans la rue et accessible à tous, une vision inhabituelle. — E. Foudrot / 20 Minutes

Né en fin d'année dernière, le phénomène « dead drop » vient d'arriver à Lyon. Inventé par l'artiste allemand Aram Bartholl en octobre 2010, ce procédé permet d'échanger des fichiers informatiques grâce à des clés USB cimentées dans les murs de la ville. Le Brêmois a installé les cinq premiers « dead drops » lors d'un séjour à New York en octobre dernier.
Depuis, sa démarche, expliquée en

détail sur un site Internet dédié

(http://deaddrops.com), a été répétée des centaines de fois dans le monde entier, pour arriver à Lyon ces jours-ci. « Dès qu'on a connu le procédé, on s'est jeté dessus, pour être les premiers à le faire dans notre ville, raconte Benjamin Ancel, du label de musique électronique Bee Records. Tout est venu de Martin Leclercq, qui travaille pour Galacticut, oganisateur de soirées et de concerts. Il est friand de nouvelles technologies et nous a mis sur le coup. »

Un jeu pour lancer le mouvement 
Cinq clés USB ont donc été installées par les compères, avec l'aide d'un de leurs artistes, Miso Soup, qui met à disposition du public son dernier maxi, intitulé That's the way the cookie crumbles. Pour le télécharger, il suffit de connecter son ordinateur portable à la clé USB encastrée dans le mur.
L'intérêt est également de déposer des fichiers à partager comme des photos ou des vidéos, en évitant si possible de remplir la clé de fichiers malveillants… Du peer-to-peer de rue, qui permet à Bee Records « d'utiliser un outil nouveau pour lancer le maxi de Miso Soup, explique Benjamin. En plus, nous avons créé un concours pour lancer le mouvement. A partir de mercredi, les trois premiers à trouver les cinq « dead drops », et à donner les cinq mots contenus dedans, recevront des lots. »