Lyon: la friche RVI partiellement ravagée par un incendie

FAITS-DIVERS Le feu s'est déclaré dans la nuit de dimanche à lundi à 3h30. Aucun blessé n'est à déplorer...

F.C.

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Un incendie s'est déclaré à la friche RVI, à Lyon, dans la nuit du 19 au 20 décembre 2010.
Un incendie s'est déclaré à la friche RVI, à Lyon, dans la nuit du 19 au 20 décembre 2010. — E. FOUDROT/ 20 MINUTES

La friche RVI (3e) a été partiellement détruite par un incendie cette nuit. Le feu s’est déclaré ce lundi vers 3h30 du matin dans la partie habitée du site. «Un problème électrique», selon la mairie du 3e. Les personnes qui logent encore dans cette ancienne usine de camion ont d’abord tenté d’éteindre l’incendie avec des extincteurs. Ils ont également coupé l’électricité.

Mais le feu a repris au moment où les pompiers sont arrivés, avec une vingtaine de véhicules. Ils ont mis plusieurs heures à maîtriser le sinistre qui a détruit 2.000 des 25.000 m2 de la friche. Aucun blessé n’est à déplorer.

«La friche est un lieu de travail et en aucun cas un lieu d'habitation»

Ce lundi matin, les pompiers ont sécurisé les lieux et la police en interdisait l’accès. «La friche est un lieu de travail et en aucun cas un lieu d’habitation», a indiqué le maire PS du 3e Thierry Philip dans un communiqué, rappelant que le site était occupé «sans droit ni titre par une cinquantaine de personnes».

La mairie de Lyon doit prendre ce lundi un arrêté pour interdire l'accès au site. Elle a également demandé la nomination d'un expert pour s'assurer de l'état des bâtiments. «La friche RVI comporte plusieurs bâtiments indépendants les uns des autres, en conséquence ce sinistre ne peut justifier une fermeture totale du site», estime le collectif d'artistes, pour qui l'origine de l'incendie demeure «indéterminée». 

 

Résidence d’artistes depuis plusieurs années, le site industriel de l’avenue Lacassagne doit accueillir prochainement un projet immobilier avec l’école SEPR et des logements. La mairie a relogé une partie des 400 artistes dans un bâtiment de la rue Lamartine. Une cinquantaine de personnes vivent encore dans cette friche, notamment dans des camping-cars, désormais garés sur le parking de l’usine.