«Plus désarçonnés que déçus» aux terreaux

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« C'est assez peu spectaculaire, c'est comme ça tout le temps ? », demande Michel, fonctionnaire, venu de Montpellier, en observant la mise en couleurs de la fontaine Bartholdi. Plongée dans la pénombre, la place des Terreaux (1er), site emblématique de la Fête des Lumières, a visiblement déçu les visiteurs comme les aficionados du 8-Décembre. Les spectateurs rencontrés mercredi restent peu de temps devant les chevaux colorisés par Patrice Warrener desquels ils peinent à approcher. « Je pense que les gens ont été plus désarçonnés que déçus, estime Najat Vallaud-Belkacem, adjointe (PS) en charge des Grands événements à la mairie de Lyon. C'est un travail en finesse, assez magique, différent des années précédentes. Notre objectif était de changer l'usage de la place, pour que les spectateurs ne soient pas statiques ».

Rues interdites
La circulation piétonne a été exceptionnellement pour une fois plutôt fluide pour rejoindre et quitter la place. Mais la fermeture de plusieurs axes a provoqué la colère des commerçants, notamment rue Puits-Gaillot, qui relie la place de la Comédie à la place des Terreaux en longeant l'Hôtel de Ville. « La police a entièrement barré la rue, juste devant notre brasserie. Et personne ne nous a prévenus. Les clients ne viennent pas alors que le 8-Décembre est une des plus grosses journées de l'année », regrettent les gérants du café Le Moulin-Joli. Les restaurants à kebabs de la rue doivent aller chercher les commandes au pied des barrières, à côté des policiers.Frédéric crouzet