Le contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise: la priorité du nouveau préfet du Rhône, Jean-François Carenco

NOMINATION Après sa prise de fonction, le préfet a établi ses priorités...

Sandrine Boucher

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Pour Jean-François Carenco, la «priorité absolue» est de réaliser le contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise.
Pour Jean-François Carenco, la «priorité absolue» est de réaliser le contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Nouveau préfet, nouveau style. Si Jacques Gérault, parti au cabinet d'Alain Juppé, pouvait paraître austère et tout en retenue, Jean-François Carenco, 58 ans, qui a pris ses fonctions ce week-end, affiche un franc-parler et une certaine décontraction.

«Je vais vous dire un secret : la France est un peu fauchée», glisse l'ex-directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo, en évoquant les différents dossiers qui attendent le représentant de l'Etat. Manière de rappeler aux élus locaux qu'ils ne doivent pas s'attendre à la Providence. Sur le dessus de la pile, l'économie: «Je serai très à l'écoute de tous ceux qui créent de la richesse, des entreprises, en particulier industrielles», insiste-t-il.

L'A45, un «sujet difficile»

Côté infrastructures, la «priorité absolue» à ses yeux est la réalisation du contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise (CFAL), témoignant de son voyage depuis Montpellier, le long de deux files de camions «cul à cul». «Il faut les mettre sur les trains. C'est un enjeu national.» Jean-François Carenco entend aussi prendre en main le dossier de l'arrivée de l'autoroute A89 sur Lyon, mais estime que la future liaison A45 entre Saint-Etienne et Lyon est un «sujet difficile». Et qu'il n'est «pas sûr» que le contournement ouest de Lyon soit «prioritaire».

Interrogé sur l'OL-Land, il esquive: «La décision relève du gouvernement, pas du préfet», et s'avoue d'ailleurs plutôt amateur de «rugby que de foot». Enfin, le nouveau préfet a annoncé l'ouverture, au milieu de cette semaine, d'une troisième structure d'hébergement d'urgence, de 110 places, qui, pense-t-il, devrait permettre de répondre à toutes les demandes de mise à l'abri.