La Première Guerre mondiale s'apprend désormais en jeu vidéo

EDUCATION Un éditeur de serious games a mis au point un jeu vidéo basé sur le programme d'histoire des classes de troisième...

A Lyon, C.B.

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Extrait du jeu vidéo History game, basé sur le programme histoire des classes de 3e.
Extrait du jeu vidéo History game, basé sur le programme histoire des classes de 3e. — Interaction games

Les tranchées de la Première Guerre mondiale comme si on y était. L’éditeur Interaction games a récemment développé un serious game, outil de formation ludique d’ordinaire destiné aux adultes, sur le programme d’histoire des classes de troisième. De la guerre de 14-18 jusqu’aux attentats du 11 septembre 2001.

Le pitch d’History game, présenté lors du salon du Serious Game à Lyon cette semaine, est plutôt bien réussi. Un prof passionné d’histoire et un peu savant fou sur les bords invente une machine à remonter le temps. Il invite ses élèves à venir le rejoindre. Et les plonge en pleine Première Guerre mondiale.

 

Un test avec trois collèges d’Elancourt

Ce premier module est actuellement testé par trois collèges d’Elancourt, dans les Yvelines, avec l’association Initiatives Terrain qui avait déjà travaillé avec Interaction games sur un jeu collectivités territoriales «Les Monstronautes à Collectiville». Un premier bilan devrait être dressé d’ici à la fin 2010.

Pour donner de la crédibilité au contenu et séduire les enseignants, le serious game a été réalisé avec les conseils de Julien Llanas, professeur d’histoire, de Idriss Aberkane, chercheur en sciences cognitives à Stanford University. «C’est un jeu, mais il faut des connaissances pour pouvoir avancer, insiste Jérôme Leleu, directeur d’Interaction games. Cela renforce le rôle du professeur qui va lui-même créer les quizz de niveau».

Un outil pédagogique très peu développé dans l’éducation

Mais comment faire la part des choses entre la réalité et le jeu vidéo? «Nous avons essayer d’être au plus proche de l’histoire. Par exemple, dans les jeux de tranchées, nous avons montré les conditions difficiles dans lesquelles vivaient les combattants», note Jérôme Leleu sur le salon lyonnais.

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Si les retours sont positifs, l’éditeur pourrait se rapprocher de l’Education nationale. Mais souhaite rester prudent. «Le serious game est peu développé dans le domaine éducatif. C’est un créneau où il y a beaucoup à faire.»

>> Que pensez-vous de ce nouveau type d'outil pédagogique? Pour vous, l'histoire doit s'apprendre dans les livres? Ou bien la matière doit-elle évoluer avec les nouvelles technologies?Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.