Les élus de la région ne veulent pas rater le train du futur TGV

Mickaël Bosredon

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Le TGV, un jour à Roanne ?
Le TGV, un jour à Roanne ? — F. SCHEIBER / 20 MINUTES

Les élus du centre de la France ne veulent pas voir le TGV leur passer sous le nez. A deux mois de la saisine de la Commission nationale du débat public sur le projet de ligne grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) les maires de Saint-Etienne, Roanne, Clermont-Ferrand, ainsi que les conseils régionaux de Rhône-Alpes et d'Auvergne, ont profité du salon des maires à Paris, hier, pour faire entendre leurs voix. « La ligne TGV actuelle entre Paris et Lyon arrive à saturation, peut-être dès 2013 » alerte Marie-Hélène Ramion, conseillère régionale. « Cette nouvelle ligne TGV est donc inéluctable, la question est de savoir comment on va utiliser les 13 à 14 milliards d'euros qui y seront investis ». Quatre tracés sont suggérés, passant plus ou moins près de Clermont, et ensuite soit par Mâcon, soit par Roanne. Pour ces élus il est impératif de privilégier « le tracé le plus à l'ouest ». « Les grandes voies de communication contournent le Massif Central, ce projet est une occasion unique de désenclaver ce territoire au potentiel extraordinaire, estime Serge Godard, maire de Clermont-Ferrand. » Le temps de parcours entre Paris et Lyon varierait entre 1h 45 et 1 h 55 selon le trajet retenu.
L'autre enjeu principal de ce projet « est la liaison Clermont-Lyon » selon Naji Rizk, chef de projet de la LGV à Réseau Ferré de France. Pour la région Auvergne, « le volume des échanges entre Rhône-Alpes et le Puy-de-Dôme augmentera de 50 % d'ici à 2020-2030. Avec ce TGV on peut diminuer par deux les temps de parcours entre les principales agglomérations de ces territoires. » Laure Deroche, maire de Roanne, voit encore plus loin : « il faut une ouverture vers l'ouest, pour que cette LGV se confonde dans la future ligne ferroviaire Est-Ouest, nécessaire si l'on veut du report modal de la voiture vers le train. »