Un vol qui aurait mal tourné

Carole Bianchi et Frédéric Crouzet

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Le docteur Perrot recevait de nombreux toxicomanes et marginaux dans son cabinet.
Le docteur Perrot recevait de nombreux toxicomanes et marginaux dans son cabinet. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Ses pieds étaient entravés par du fil électrique. Ses mains attachées avec des bandelettes médicales, sa bouche bâillonnée. L'autopsie pratiquée hier sur le corps du docteur Guy Perrot, retrouvé sans vie par une patiente mardi soir allongé sur le sol de son cabinet du 84 rue Paul-Bert (3e), a conclu à un arrêt cardiaque lié à une situation de stress et au manque de ventilation. « C'était un homme de 69 ans très corpulent. Il a pu être victime d'un toxicomane en manque ou il peut s'agir d'un vol qui a mal tourné », a indiqué hier Marc Désert, procureur de la République de Lyon.

De l'argent volé
Son cabinet, situé dans un immeuble moderne du quartier de la Part-Dieu, a été fouillé. « Une somme d'argent, vraisemblablement plusieurs milliers d'euros, a été dérobée », a précisé le parquet. Les enquêteurs de la brigade criminelle de la sûreté départementale, qui ont entendu hier les habitants de l'immeuble, ne vont pas manquer de s'intéresser à sa clientèle, « composée de toxicomanes et de marginaux ». Aucune trace d'effraction n'a été constatée. Guy Perrot n'avait pas l'habitude de fermer la porte de son cabinet. Selon le procureur de la République, « les traces digitales et biologiques, prélevées par le service régional d'identité judiciaire, vont être analysées en urgence».

aides

Les syndicats de médecins généralistes ont dénoncé hier « le meurtre de Guy Perrot dans l'exercice de son métier ». Ils demandent des aides pour la sécurisation des cabinets.