Une antenne rejugée

carole bianchi

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L'antenne-relais qui surplombe l'école Gerson (5e) n'a pas bougé. Mais le collectif de parents d'élèves garde espoir de la voir disparaître. Un peu plus d'un an après la victoire de Bouygues Telecom devant le tribunal de grande instance de Lyon, qui avait jugé l'antenne inoffensive, c'est la cour d'appel qui examinait l'affaire, hier. Les parents poursuivent toujours l'opérateur de téléphonie mobile pour « trouble de voisinage » afin d'obtenir le retrait de l'installation « au titre du principe de précaution ».

L'arrêt rendu le 6 janvier
Entre-temps, plusieurs décisions de justice contradictoires sont tombées à ce sujet. Et le rapport référence de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), diffusé en octobre 2009, n'a établi aucun lien entre les ondes et les risques sur la santé. « Nous ne voulons pas faire le procès des antennes, a insisté Franck Heurtrey, l'avocat des familles. Mais la cour de Gerson, qui se trouve à 30 mètres du relais de téléphonie mobile reste le dernier point noir sur la carte des écoles lyonnaises. Aujourd'hui, avec les précautions prises, personne n'oserait en installer une à cet endroit. » L'avocat de Bouygues, Louis Des Cars, a rappelé que l'antenne était installée depuis 1999 et qu'il « n'y avait jamais eu de problème de santé constaté chez les enfants. Nous sommes largement en dessous des normes. »
Les magistrats, particulièrement attentifs lors de l'audience, doivent rendre leur décision le 6 janvier. Cet arrêt est très attendu car ce sera la première fois que la cour d'appel de Lyon statuera sur le sujet.

L'association Santé environnement en Rhône-Alpes (Sera) organise ce soir une conférence sur le thème des « ondes électromagnétiques, quels risques pour la santé ? ». En présence de médecins et de chercheurs. A 19 h à la mairie du 4e arrondissement.