Violences à Lyon: «un phénomène de guérilla urbaine», selon la police

SECURITE La préfecture du Rhône annonce des renforts d'unités mobiles pour faire face aux casseurs mercredi à Lyon...

A Lyon, C.B. et F.C.

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Plusieurs magasins ont été pillés à Lyon, dont celui pris en photo, rue Victor-Hugo (2e) le 19 octobre lors de la mobilisation contre la réforme des retraites.
Plusieurs magasins ont été pillés à Lyon, dont celui pris en photo, rue Victor-Hugo (2e) le 19 octobre lors de la mobilisation contre la réforme des retraites. — P. FAYOLLE/SIPA

Après une journée de mobilisation entachées de multiples scènes de violences dans le centre de Lyon,  la préfecture du Rhône a indiqué que trois unités mobiles supplémentaires, soit 240 gendarmes et policiers, ont été appelés en renfort pour la journée de mercredi.

>> A voir, la vidéo d'une scène de pillage d'un magasin à Lyon.

«Nous avons fait face à des phénomènes de véritable guérilla urbaine», a analysé Albert Doutre, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) du Rhône.

Des violences «pire qu’à la Villeneuve»

Au total, «1300 casseurs actifs», âgés de 17 à 20 ans, ont joué au chat et à la souris dans les rues de Lyon toute la journée, retournant 21 véhicules, en incendiant 6 et pillant 9 magasins. Et 74 personnes ont été interpellées ce mardi à Lyon, dont «47 scolarisées en lycées ou collèges».

Ces violences ont poussé le chef de la DDSP à mobiliser un hélicoptère de la gendarmerie pour identifier les casseurs qui agissaient «sur plusieurs kilomètres» et à appeler le GIPN en renfort. « Nous étions face à des comportements atypiques et à des groupes de 100 à 200 personnes très mobiles. A titre de comparaison, le responsable du GIPN m’a indiqué que les jets de projectiles essuyés aujourd’hui (mardi) étaient bien pire que ceux de la Villeneuve, à Grenoble».

Le préfet du Rhône, Jacques Gérault a précisé que «190 grenades lacrymogènes» avaient été tirées ce mardi pour disperser les casseurs. «Les forces de l’ordre doivent faire preuve de discernement. Il faut éviter que l’irréparable soit commis. J’en appelle d’ailleurs à la responsabilité des parents pour veiller sur leurs enfants.»