Lyon séduit les Parisiens qui veulent s'exiler

EMPLOI Devant Bordeaux et Toulouse, selon un sondage réalisé par le salon Provemploi...

A Lyon, C.B.

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Vue de la Saône, dans le centre de Lyon, en 2008.
Vue de la Saône, dans le centre de Lyon, en 2008. — Diego Cupolo/NEWSCOM/SIPA

Le choix numéro 1 des Franciliens en quête de mobilité, c’est Lyon. Selon un sondage réalisé par le salon Provemploi, destiné à informer les cadres qui souhaitent partir de la capitale, Lyon est la ville la plus attractive en 2010, devant Bordeaux et Toulouse.

«50,7 % des personnes interrogées estiment que Lyon dégage une image attractive», précise Antoine Coleson, directeur associé du salon qui se tient mardi à l'espace Champerret (17e). L’an passé, Toulouse était pourtant le premier choix des Franciliens. Alors pourquoi ce changement?

Les critères professionnels priment

En raison de la crise économique, «les critères professionnels ont davantage été pris en compte cette année, analyse Antoine Coleson. Et sur ce point, le tissu économique lyonnais présente plus de points positifs aux yeux des Franciliens que celui du sud-ouest».

La qualité de vie est également plébiscitée. A 27%, les cadres sondés mettent en avant l’accès à la culture et aux loisirs. Ensuite sont mis en avant la qualité des soins (19%) et l’accueil des enfants (17%).

Stress, transports et garde d’enfants

A la suite d’une mutation, Patrice et Valérie Boudier ont quitté Paris pour Lyon en juillet 2001, enfants sous le bras. «C’était tout le stress, avec les transports et les contraintes de baby-sitting, confie Valérie. Je me revois avoir envie de pleurer sur le quai du métro. Lorsqu’on a vu les transports à Lyon la première fois, on a rigolé. C’est super cool!». Un an après son arrivée, le couple se lance dans l’ouverture d’une librairie de BD à la Croix-Rousse (4e), désormais bien implantée dans le quartier. «Sur Paris, on n’aurait pas eu la volonté de faire ce projet. On vivait toujours dans l’urgence. Aujourd’hui, on profite de la vie culturelle, des restaurants moins chers que dans la capitale et on va au boulot à pied.» Une bonne intégration donc comme pour de nombreux cadres parisiens qui ont fait le choix de s’exiler en région.

«En général, ça se passe bien, relève le directeur associé de Provemploi. Il suffit de comprendre qu’en province, les collègues sont aussi des voisins que l’on croise au supermarché ou au cinéma. On est loin de l’anonymat de Paris. Ce qui implique des nouveaux rapports dans le travail où la confiance prime sur l’expérience».