La colocation, une solution de repli souvent compliquée

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Devant la pénurie de petites surfaces et le coût du logement individuel, de nombreux étudiants optent pour la colocation. « On a de plus en plus de demande de T4 ou T3 avec alcôve, indique un agent immobilier de la Presqu'île, c'est nettement plus avantageux que les petites surfaces ». Un T4 coûte en moyenne 1 000 € sur la Presqu'Île, divisé par trois, cela revient à 330 € par personnes. Mais réunir tous les éléments pour constituer une colocation n'est pas sans difficultés.

Deux mois de recherche
Raphaële est nantaise, elle arrive à Lyon pour y faire ses études. « Je veux vivre en colocation pour le côté économique mais aussi pour rencontrer des gens, c'est un bon moyen quand on arrive dans une ville », explique l'étudiante qui a rapidement compris que ses recherches allaient prendre du temps. « Cela fait deux mois que je cherche, il faut d'abord trouver des colocataires. Je me suis inscrite sur différents sites mais je n'ai eu aucune réponse ». Finalement c'est à un « Café Coloc », organisé par le Crij, qu'elle a rencontré des personnes intéressées. Une fois les colocataires trouvés, reste à mettre la main sur un appartement, mais les propriétaires sont bien souvent réticents à louer à plusieurs jeunes. « On avait trouvé un appartement la semaine dernière, mais au dernier moment, le propriétaire a choisi de le louer à une famille ». Lasse des nuits d'hôtels et des hébergements temporaires, Raphaële a élargi son champ de recherche. « Au départ je cherchais près de la fac mais maintenant je suis ouverte à tout ».A. D.

Règles

Seules les chambres qui mesurent au minimum 9 m²peuvent être louées en colocation. Par ailleurs, pour pouvoir toucher les aides au logement, l'ensemble des colocataires doivent être inscrits sur le bail. Pour faciliter la rencontre des futurs colocataires, un annuaire est disponible au Centre régional d'information jeunesse, 10 quai Jean Moulin (1er)